Le débat idéologique.

A l’origine, il y a la naissance d’une idéologie, qui paraît, aux yeux du peuple, très discrète et bien éloignée, de ses préoccupations quotidiennes.

Il en est ainsi aujourd’hui ou le combat sur les notions d’islamophobie et de ses variantes, passe inaperçu à la majorité d’entre nous, préoccupée par leur quotidien, fait de restrictions Covid. 

L’élite intellectuelle qui s’en empare, pour défendre ou la combattre les idées, n’est ni audible, ni compréhensive, à la plus grande majorité.

Le sujet semble réservé à des « penseurs », chroniqueurs, journalistes, éditeurs, qui philosophent sur ces concepts, sans intérêts, au sens pratique de notre vie quotidienne immédiate.
Et cela d’autant plus que ces débats sont essentiellement présents dans des articles de fond ou des parutions, dont la lecture n’intéresse qu’une minorité, qui utilise un langage assez inaccessible à la communauté.    

C’est ainsi que l’idée se construit, sans faire trop de bruit, alors que chaque jour qui passe, édifie discrètement les fondations de notre future vie. Plus le temps passe et plus l’idéologie prend sa place dans nos cerveaux, jusqu’au moment où elle est assez répandue, et communément admise, pour diriger notre quotidien.

C’est ainsi, que l’on comprend, plus tard, avec le recul, que le débat initial était les prémices, des options de notre futur.

Le parcours est le même, que l’idéologie concernée soit bonne ou pernicieuse.
Il devient alors, à terme, beaucoup plus difficile de s’en échapper, tellement elle est inscrite dans nos pensées et cela a parfois des conséquences particulièrement néfastes.

Pour illustrer ce phénomène, nous pouvons observer, dans notre histoire, des conséquences spectaculaires, d’idéologies dangereuses.

Telles sont ainsi, au XIIIème siècle, les idées sur l’hérésie qui consistaient à rejeter toutes croyances qui différaient du dogme de la religion catholique. Initiées par le Pape, ces idées firent l’objet de défenses où de critiques, réservées à quelques penseurs de l’époque. Elles firent ainsi leur chemin, jusqu’au moment où, acceptées par une population très majoritairement catholique, elles puissent, trouver leur légitime application dans l’obscurantisme. Ce n’est que plus tard, que l’on constatera les dégâts occasionnés, notamment par la pratique de l’inquisition.   

De même entre 1925 et 1932, l’idéologie nazie tissait sa toile, dans le monde de l’extrême droite allemande. L’idée de redonner de la vitalité à la race nordique, en rééduquant la population, afin de lui rendre une culture authentique, ne faisait l’objet de débats que dans le milieu intellectuel. En 1933, à l’arrivée d’Hitler au pouvoir, cette idéologie aura suffisamment imprégné les esprits du peuple, pour permettre son application pratique dans la vie quotidienne des allemands. On sait, à quelles néfastes extrémités, elle conduira le pays.

Cela pour expliquer, que les débats idéologiques d’aujourd’hui, constituent l’engrais des idées acquises de demain et déterminent le type de société, qui conduira notre avenir. Il faut donc s’y intéresser en y apportant un regard très attentif.

Le problème réside dans le constat que, de leur naissance et leur adolescence, ces idées ne touchent pas la grande majorité de ceux qui en subiront, plus tard, les conséquences dans leurs vies concrètes.

Ainsi, observez le débat actuel sur l’islamophobie et ses extensions, qui nous dessert tout un langage nouveau et illisible. La « cancel culture », « le choc des civilisations », « les décoloniaux », « les racialistes », « les indigénistes », « être woke ». Autant de nouveaux mots incompréhensibles, qui cachent des idées impalpables et parfaitement étanches à la compréhension commune.

C’est pourtant bien de l’orientation, dans un sens ou un autre, que prendront les débats, que dépend le type de société que nous vivrons demain : plus ou moins libérale ou autoritaire, avec plus ou moins de liberté, d’autonomie, de contrainte ou de plaisir.

En fait, si nous savons vers quoi nous voulons aller, nous ne participons pas vraiment au chemin qui nous y conduit, simplement parce que nous n’y comprenons rien.
Et si notre avenir vécu ne nous convient pas, nous n’aurons comme seule voie, que celle de la contestation ou de la révolution, pour tenter de le transformer. Sa construction nous aura échappé et sa déconstruction sera douloureuse.     

Il faudrait donc rendre ces débats préalables, accessibles au plus grand nombre.

La seule publication sur des revues ou magazines et quelques passages dans des émissions télévisées spécialisées, n’y suffisent pas.
Le langage abscons de nos intellectuels n’en permet ni la compréhension, ni l’intérêt.

Dès lors, tout l’art consiste dans l’exercice difficile d’expliquer simplement un sujet compliqué et de communiquer à travers les outils des réseaux sociaux, les plus utilisés. Le peuple pourrait alors participer activement, et en conscience, au débat d’idées, qui déterminera ses propres choix d’avenir.

Pour ce faire il convient de les démystifier par un langage simplifié, et de les véhiculer par des moyens très largement utilisés, en invitant tout un chacun à y participer.

Il faut créer une nouvelle race « d’intellectuels simplificateurs », connaisseurs des sujets, qui publient sur les réseaux sociaux, dans un langage adapté à la compréhension du grand public, afin que les idéologies retenues soient à l’image des souhaits d’avenir de la majorité du peuple.

Rendre ces débats d’idées publics en permettant au plus grand nombre d’y participer, éviterait la mauvaise surprise de constater que nous allons, demain, vivre dans un monde, dont les valeurs ne nous conviennent pas.

Un avis sur « Le débat idéologique. »

  1. Bonsoir camarade . » dans le monde de l’extrême droite allemande. » si je puis me permettre, c’était un régime
    national socialiste, pour le nombre de victimes ça n’aurait pas changé grand chose de toutes façons.

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