Piketti démasqué !

On peut comprendre que Thomas PIKETTY finisse par s’épuiser dans l’écriture du « chantre de l’égalité ». C’est peut-être pour cela que son dernier ouvrage ne comporte que 368 pages, alors que ces deux précédents culminaient autour des 1000 pages.

De fait, la cuisine devient d’autant plus digeste qu’elle a également perdu ses nombreux tableaux Excel et graphiques qui conféraient un caractère scientifique à ses théories.

Avec « le Capital du XXIème siècle », en 2013, et « Capital et idéologie » en 2019, Piketty avait réussi l’exploit d’écrire deux best-sellers vendus à plusieurs millions d’exemplaires, alors même que l’objet, le volume et le traitement étaient particulièrement indigestes, au grand public.

Fallait-il que le sujet interpelle et que la communication soit parfaite pour réussir un tel pari.
Il faut par ailleurs reconnaître, qu’armé d’une bonne dose de patiente, et animé d’une forte curiosité, le traitement scientifique de l’argumentation pouvait paraître convaincant, et a dû séduire bien des lecteurs à son prosélytisme idéologique.

Sa « Brève histoire de l’humanité » qui vient de paraître se contente de 368 pages et force est de constater que lorsque l’on prive Piketty de tableaux savants, il y perd beaucoup de sa puissance et de sa force de conviction, dans un méli-mélo d’idées disparates, exprimées confusément, à travers une lourdeur d’écriture dans un style de mauvaise qualité.   

Je suis par ailleurs soulagé par cette publication qui me permet d’y voir plus clair dans mes pensées.
En effet, avec Piketty, j’avais jusqu’alors un peu « le cul entre deux chaises ».
D’un côté je ne partageais en rien ses idées sur l’éloge de la dépense publique, l’instauration de taux d’impositions confiscatoires, la dénonciation de la libre circulation des capitaux, la démarchandisation de l’économie, la garantie de l’emploi ou la dictature de l’argent dans les médias. Mais sensible à l’expertise en général et à l’effort d’argumentation en particulier, je ne pouvais qu’apprécier la démarche scientifique qui servait le principe de ses idéologies.
Il était donc possible de démontrer, par la force de la documentation statistique et la preuve de tableaux chiffrés, la validité d’une idéologie purement théorique et, à mon sens, inopérante.
Cela mettait à mal, un principe que je faisais mien : Bâtir mes idées sur des vérités éprouvées par l’expertise du réel et non pas sur des principes convenus ou idéologiques.


Il est vrai que quelques économistes spécialisés dans le domaine de l’inégalité avaient quelque peu mis à mal les théories de Piketty, en prétendant que ce dernier sélectionnait ses expressions chiffrées ou en interprétait d’autres, dans le seul but de servir son idéologie de principe.   

Ce dernier ouvrage me rassure donc. Piketty privé de sa base scientifique ne convainc plus personne sauf sur la confusion de ses idées, maladroitement exposées dans son dernier ouvrage « fourre-tout ». 


Mais attention, même dans l’argumentation pratique et rationnelle, peut se cacher une belle supercherie !

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :