Dans la plaine de la Bekaa

Héritier d’un grand pré, un berger libanais,
Qui craignait la famine, s’en enquit d’élever,
Comme il était prudent, trois races, il introduit,   
Etant sûr avec ça, d’assurer son produit.   

Il choisit tout d’abord, les chèvres malicieuses,
Puis vinrent les moutons, et leur chair délicieuse,
Il rajouta trois vaches, pour compléter le tout,
De la misère ainsi, il en verrait le bout.

Son pré ainsi garni, il retourna aux champs,
Pensant, ainsi ravit, labourer en chantant.
Mais c’était oublier, qu’il fallait diriger,
Et non surestimer, une entente espérée.

Chacune de ces races a ses propres croyances,
Les chèvres n’aiment pas l’allégeance,
Les moutons, ces nigauds, suivent sans discuter,
Et les vaches curieuses exigent autorité.

Les chèvres malicieuses, sont devenues vicieuses,
Les moutons en bêlant, franchement trop gênants,
Et les vaches affamées, ne cessent de râler, 
Il semblait impossible de les réconcilier.

Pour que cesse la guerre, pour retrouver l’espoir,
Au chef de chaque race, on donna du pouvoir,
Celui-là, Président pourrait superviser,
L’autre ferait la loi et ainsi décider…

C’est ainsi que son compte, chacun y trouverait,
Et les uns, et les autres, pourraient se contrôler,
Chacun, représenté serait donc satisfait,
En bonne intelligence, ils pourraient partager. 

Tout semblait bien marcher, et grâce à Salamé,
La banque progressait, l’intérêt augmentait,
Pourvu qu’il ait mangé, le peuple est satisfait,
Et les chefs sans scrupule, encaissaient la monnaie.

Mais voilà, le ciel lassé de cette complicité,
Interdit le nuage, finit l’eau qui tombait,
C’est ainsi qu’apparut la misère cachée,
Car l’herbe était moins riche, qu’on voulait le montrer.

Les chefs, pris à défaut partirent en courant,
Que nenni, se passer de l’argent était trop éprouvant,
Ils iront jusqu’au bout de la corde tendue,
Celle même à leur cou, qui les fera pendus.

A chacun ses croyances, mais chaque fois que Dieu,
A voulu diriger en toute incompétence,
Lui confier le pouvoir s’est montré périlleux,
Et le peuple assuré de subir la sentence.

Un avis sur « Dans la plaine de la Bekaa »

  1. Que cette poésie réaliste apporte à ce pays attrayant et meurtri un peu de réconfort .
    J’en doute car les Chrétiens d’Orient deviennent une espèce rare entre les Druzzes, les Alaouites, les Chiites, les Sunnites, les Evangélistes de tout poil, les Orthodoxes des divers Patriarcats, les Juifs orthodoxes ou pas, les Fétichistes , les Athées, même les Derviches tourneurs, les Bouddhistes…
    Mon Dieu que c’est compliqué d’être Humain!!

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