Un peu d’optimisme…

Carlotta PEREZ : N’oubliez pas ce nom, car en ces jours de lendemains tristes, il pourrait vous redonner un espoir salutaire.

Cette économiste vénézuélienne de 82 ans détient peut-être la recette pour faire de nous, des acteurs d’un avenir radieux, plutôt que des contemplateurs de notre déchéance.
« Nous sommes à la veille d’un âge d’or » nous dit-elle.  

Et ce n’est pas une fantaisiste.
Economiste et chercheuse de renommée internationale, Professeur à la London Scholl of Economics, elle est depuis plus de 40 ans spécialisée dans l’étude des crises.

Ancienne étudiante de Christopher Freeman,  elle a développé et conforté la théorie des cycles de Kondratieff, révisée par Joseph Schumpeter, qui détermine l’évidence des cycles réguliers et répétitifs, de 50 à 70 ans, dans les économies capitalistes.

De 1771 à nos jours, elle observe et analyse ainsi cinq grandes révolutions, comportant chacune, trois cycles distincts d’évolution.

Qu’il s’agisse :

  • En 1771, de l’invention des métiers à tisser mécaniques et de la réalisation du canal de Panama,
  • En 1829, de l’arrivée du chemin de fer,
  • En 1875, de l’utilisation de l’acier et l’invention de l’électricité,
  • En 1908, de l’usage des chaînes de montage et la production de masse en automobile,
  • En 1971, de l’invention du microprocesseur,

Elle observe systématiquement 3 cycles d’évolution :

  • D’abord, l’arrivée d’une nouvelle technologie qui crée du chaos, forme une bulle financière et beaucoup d’inégalités, avec une succession de krachs, sur 20 à 30 ans,
  • Ensuite, une période de récession et d’instabilité, parfois de guerre, avant que les Etats interviennent pour y mettre bon ordre, sur 10 à 20 ans,
  • Enfin, suit une période de maturité avec un partage plus équitable des bénéfices constituant « l’âge d’or », sur 10 à 20 ans.

Nous serions donc actuellement en fin du deuxième cycle de cette cinquième révolution technologique, pour atteindre, à court terme, la dernière phase bénéfique.

Selon elle, les indicateurs sont clairs.
Les 1% des plus riches qui captent 25% des richesses, la stagnation de l’économie embuée par des monopoles, la xénophobie ambiante et la progression des populistes, une inflation menaçante : les principaux indicateurs qui remettent en cause le système sont là, sous nos yeux.

Mais attention, si en 1970, les Etats avaient répondus aux deux chocs pétroliers par « moins d’Etat », il y a, aujourd’hui, tant à faire face au changement climatique qu’il faut que les Etats s’en mêlent sans faire d’erreurs.

Si les investissements vont dans le métavers et dans les NFT, plutôt que dans les technologies de l’information, les biotechs au service de l’agriculture, de l’énergie, de la construction, de la santé ou de la nourriture, « l’âge d’or » de la troisième phase pourrait bien se transformer en la promesse d’une nouvelle bulle, qui ne ferait que faire perdurer la deuxième phase.

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