La Technique du « reset ».

Dans le domaine de l’informatique, chacun sait, que faire « RESET » a pour but de réinitialiser un système, lorsque l’application en cours pose un problème de bonne exécution.

IL existe un autre domaine de la vie courante ou cette possibilité de faire « reset » nous est bien utile. C’est la gestion de nos bonnes relations privées ou professionnelles. 

En matière de relations privées -relation amoureuse, familiale, amicale-, les valeurs essentiellement reconnues sont la franchise, la fidélité et l’amabilité.

Alors qu’en ce qui concerne nos relations commerciales ou professionnelles, les valeurs exigées sont l’efficacité, l’honnêteté et la rentabilité.

IL convient donc de mettre en œuvre deux logiciels bien différents, suivant la catégorie de relation concernée.

A tort, nous nous contentons souvent d’une légère adaptation naturelle de notre attitude suivant le cas. La bonne technique consiste cependant à utiliser un logiciel différent, correspondant à la bonne application. Pour ce faire, il convient de maîtriser la technique du « Reset », qui permet de passer rapidement au logiciel adapté, sans influence négative de l’application précédente.

Cette méthode exige un certain entraînement car elle est contre-intuitive : Nous aurons donc à annihiler les effets pervers de notre habituation hédonique ou de nos réflexes courants.

Bien sûr, nous pouvons avoir tendance, par facilité ou faiblesse d’esprit, à ne pas considérer ce sujet, cependant essentiel à la bonne conduite tant de nos relations sociales privées, que de nos performances professionnelles ou économiques.

Cette négligence aura des conséquences dans le domaine de la qualité de nos relations privées, mais, après-tout, en se présentant, dans ce domaine et sans effort particulier, tel que nous sommes naturellement constitue l’avantage, non négligeable, de la franchise. Il suffira donc de rectifier les attitudes trop extrêmes qui seraient néfastes.

Par contre, en matière de relations professionnelles, d’affaires, ou économiques, nos résultats seront médiocres, sans filtres de nos inhibitions, de notre ressentit et de nos intuitions. Il sera nécessaire de contrôler nos reflexes. Ce domaine relationnel engendre très souvent de l’opposition, voire du conflit, car nos intérêts sont souvent contradictoires et parfois mêmes opposés.     

Vous me direz, rien de nouveau, tout le monde sait cela. Expliquez-moi alors, pourquoi si peu sont en capacité de sélectionner rapidement la bonne caisse à outils, qui conduit au meilleur résultat. En fait, si le concept est acquit de la plupart, son application est l’exception, faute de bien comprendre son intérêt et/ou, par manque cruel d’entraînement à l’appliquer.

Qui peut prétendre, à la suite d’une négociation professionnelle, d’avoir gérer parfaitement l’attitude la plus rentable à l’atteinte de ses objectifs, sans avoir à observer rétrospectivement, les écarts que nos réflexes naturels nous ont imposés.
Peut-être, seuls les prétentieux ou tous ceux qui se contentent de leur certitude d’efficacité, sans jamais la contrôler, ou se remettre en question et cela malgré la médiocrité récurrente de leurs résultats. Ils croient qu’ils sont « bons » parce qu’ils ne savent pas qu’ils pourraient être meilleur.

En fait, je le répète, nos inhibitions sont tellement tenaces que seul un entraînement rigoureux et régulier, nous permettra d’éviter que nos travers naturels reprennent le dessus. Cela dit, plus on pratique, plus cela devient facile et efficace.

Pour remplacer notre logiciel de fonctionnement naturel par celui adapté aux objectifs d’une démarche « professionnelle », la première fonction du « reset » sera de gommer les effets produits par les sentiments générés par les propos de notre interlocuteur.
Le seul intérêt de l’écoute, sera d’apporter une meilleure connaissance des particularités de votre interlocuteur, permettant de comprendre son mode de fonctionnement et ainsi d’apporter une réponse adaptée à notre propre objectif, ce qui constitue la deuxième fonction.
Cette méthode permettra de ne plus supporter le débat mais de le conduire dans la direction qui vous mènera au résultat escompté.
Comme, en matière de navigation, le vent détermine vos choix de navigation, vous serait amené, suivant la réaction de votre interlocuteur, à « tirer des bords » pour maintenir la direction souhaitée. Ainsi, vous pourrez vous montrer fâché ou contrarié, sans l’être, ou bien satisfait en masquant votre réel mécontentement, tout en laissant penser que vous supportez les événements.
Vous serez même surpris de constater avec quelle facilité votre interlocuteur vous emboîte le pas, car il n’est guidé, que par ses perceptions et réponses naturelles, qu’il ne maîtrise pas.
Vous fonctionnez à la fois comme participant, mais aussi comme un observateur « extérieur » qui analyse froidement la situation et adapte sa position dans le seul but du meilleur résultat possible.

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