Poutine, fin stratège ?

Le maître du Kremlin passe, aux yeux de beaucoup, pour un bon stratège.
Peut-être au poker menteur ou au jeu de go, mais certainement pas aux échecs, car dans ce jeu, les adversaires ont des pièces identiques et sont soumis aux mêmes règles.

Que ce soit en Europe, de l’Ukraine aux Balkans, en Afrique, de la Centre Afrique au Mali ou au Proche Orient, de la Syrie à l’Irak, Vladimir Poutine avance ses pions à demi-masqué, avec perfidie dans les cases laissées vides par l’adversaire.

Il fait lui-même sa propre règle du jeu ou coups tordus, bluffs, manipulations et désinformations, truquent la partie. Il exploite la vulnérabilité des démocraties face aux moyens qu’un régime autoritaire sans scrupule est à même d’employer.

Obsédé par l’effondrement de l’URSS, qu’il considère comme la plus grande catastrophe géopolitique du XXe siècle, abhorrant la démocratie dans laquelle il ne voit qu’une menace à son pouvoir personnel, atteint de paranoïa, il pressent comme une menace toute évolution de ses voisins européens vers un état de droit.

Ancien agent du FSB et formaté à l’idéologie et aux méthodes d’actions du KGB, il utilise, outre la menace d’actions militaires, toutes les mesures « asymétriques » possibles. La subversion, la désinformation, la diversion, les fausses alertes à la bombe, l’empoisonnement d’opposants, les cyber-attaques, l’usage de mercenaires masqués ou de paramilitaires, font partie de sa panoplie ordinaire.

Ces méthodes habiles à servir son idéologie dogmatique ont cependant l’inconvénient majeur d’aller à contre sens de certaines de ses volontés et mettent à mal son image de stratège.

Il en est ainsi de son positionnement actuel sur l’Ukraine, car force est de constater, que sa « politique » a plutôt renforcé l’union de l’Europe dans l’adversité ainsi que mis en évidence l’intérêt d’existence de l’OTAN, préalablement moribond. Il risque ainsi de renforcer l’union qu’il cherche à détruire.

Avec une superficie 60 fois plus grande que l’Italie, un produit intérieur brut global 3 fois inférieur malgré une population 3 fois supérieure et enfin un PIB par habitant 3 fois inférieur, la Russie économique est, malgré un sous-sol généreux, un petit pays.

Quitte à mettre à genoux son peuple, il prend le risque d’une nouvelle dégradation de l’économie russe déjà bien lamentable.

La Russie a cependant trois atouts maîtres dans son jeu agressif que sont la richesse de son sous-sol en hydrocarbures, la qualité de sa technologie nucléaire et la capacité de Poutine à asservir sa population pour satisfaire ses délires.

Reste à savoir si la capacité du peuple russe à souffrir, bien connue de l’âme russe, sera suffisante pour seulement servir le goût du pouvoir de Vladimir Poutine ?  

Il est du mauvais côté de l’histoire. 

Tchernobyl : la solution Ukrainienne ?

Le Président ukrainien Volodymyr Zelensky à regretté que Kiev se retrouve seule.

Face à l’amertume de cette solitude et bien conscient de ses chances inexistantes de gagner ce conflit, l’utilisation de « l’arme atomique » ukrainienne est envisageable.

En effet, contrairement à ce que nous croyons, l’Ukraine possède bien l’arme atomique : Elle a pour nom « Tchernobyl ».

Cette arme est redoutable car elle possède cinq qualités – ou défauts – qui la rende opérationnelle :

  • Sa mise en œuvre est facile car il suffirait d’un simple tir de missile sur le fragile sarcophage protecteur,
  • Les conséquences d’une telle opération sont « raisonnablement » limitées. En effet, seules des poussières radioactives seraient libérer en affectant les régions limitrophes,
  • Si les conséquences réelles sont limitées, l’impact psychologique d’une telle action, est très significatif car il réveille la crainte mondiale du nucléaire, qui ne peut rester sans réaction,
  • L’initiateur de cette mesure peut se dédouaner de toute responsabilité en faisant porter le chapeau à son adversaire. Il suffirait certainement à l’Ukraine de feindre la surprise, et d’effectuer ce tir dans de bonnes conditions météorologiques, pour persuader le monde que cette décision émane bien de Poutine, spécialiste en perfidie. Ainsi, des vents porteurs du nuage de poussières radioactives en direction soit de Kiev, soit vers l’ouest polonais, allemand ou roumain, laisserait penser cette initiative comme russe.
    Le menteur Poutine aurait beau s’en défendre, son image suffirait à ridiculiser ses arguments.
  • Cette action bien conduite, affaiblirait Poutine en mettant en évidence que la pratique, même ponctuelle, de méthodes de guerre aussi perfides que les siennes, habituellement pratiquées, sont possibles.

Cette éventualité devient probabilité, car comment imaginer que Zelenski, dans sa grande solitude, n’y penserait pas ?

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